vendredi 20 juillet 2018

Pax Europæ est sur Wattpad ! + Nouvelle inédite

On me l'avait beaucoup suggéré, je saute le pas : me voici sur Wattpad, le réseau social de la lecture.

J'y posterai des nouvelles, inédites ou non, ainsi que les premiers chapitre du tome 1 de Pax, "Certitudes". Il y aura probablement quelques petits textes bonus afin de permettre la découverte de l'univers.

J'ai d'ailleurs commencé puisque vous y trouverez "Merci de votre collaboration", une nouvelle inédite ! (à l'heure où j'écris, deux parties sur trois sont en ligne, la troisième arrive demain). Le pitch :

2008. 

 Cela fait déjà deux ans que l'Europe s'est fédérée pour résister au Millenium Crash. Pourtant, la fédération n'a pas tout résolu comme par magie, et pour Pieter Oppenordt, beaucoup reste encore à faire. La question qui se pose à lui est : jusqu'où est-il prêt à laisser aller l'Europe pour enfin retrouver la paix ?



J'ai également mis un lien permanent dans le menu de droite.

C'est tout ce que j'avais à dire, Florent Lenhardt, terminé.

mercredi 18 juillet 2018

Les blasons de l'Eurocorps dans Pax Europæ

Dans l'univers de Pax Europæ, les Etats-Unis d'Europe ont une armée fédérale : l'Eurocorps. Héritier du commandement commun européen qui existait déjà avant le Millenium Crash (soit l'Eurocorps tel qu'il existe réellement), l'Eurocorps de Pax est une véritable armée, avec différents corps. J'ai donc décidé de créer des blasons pour ces différents corps d'armée, pour pouvoir les décrire si besoin dans les textes. Aujourd'hui, je les partage sur le blog parce que... j'ai envie. Voilà.

Avant de parler de mes blasons fictifs, je vous met le blason du véritable Eurocorps :

Ce blason va me servir de base pour mes versions fictives, mais je ne garderai que le glaive et le cadre. Le premier blason que j'ai imaginé et décrit dans les romans est celui de l'Infanterie qui sert également de blason standard de l'Eurocorps :

Infanterie / Eurocorps en général
Les étoiles distordues par une perspective moche ont été remplacées par le cercle étoilé de la bannière des Etats-Unis d'Europe. La forme stylisée du continent européen est remplacé par la rose des vents qui, sur le drapeau des E.U.E. représente l'union politique. Ce blason est donc un mélange équilibré de mon drapeau fédéral et du véritable blason de l'Eurocorps. L'idée est évidemment de marquer une continuité (après tout, mon Eurocorps fictif est une élaboration uchronique de l'Eurocorps réel), tout en s'ancrant dans l'imagerie fédérale que j'ai mis en place depuis le début (les étoiles et la rose des vents).

Le glaive est un élément classique des blasons de forces armées à travers le monde, et pour développer mon imagerie à d'autres corps d'armée, j'ai décidé de respecter les codes héraldiques de ce genre de symboles. Par exemple l'Euro Air Force a droit à son blason, et forcément, il contient des ailes déployées :

Euro Air Force
J'ai pris les ailes d'un blason d'une unité de parachutistes britanniques, et changé la garde du glaive pour atténuer un peu le "tout jaune" causé par les étoiles et les ailes. Cela permet aussi d'individualiser le glaive par rapport à l'infanterie.

Marine Européenne

Maintenant, la Marine. Le fond et la rose des vents au premier plan restent les mêmes, mais on notera que les étoiles sont plus basses, et ce pour permettre à la rose des vents de s'intégrer au centre du glaive et de l'ancre. Le glaive est gris comme celui de l'Euro Air Force, mais pointe vers le bas et s'intègre à l'ancre de la même couleur (c'était plus "logique" visuellement d'avoir la garde de l'épée en haut plutôt qu'en bas avec l'ancre derrière). L'ancre est un classique pour ce genre d'unité (je pourrais aussi ajouter des nœuds de cordage mais mes talents sur Gimp ne sont pas suffisant ! ^^)

Haut Commandement Suprême
La structure de commandement de l'Eurocorps dans Pax est constituée de plusieurs Etats-majors en charge de gérer différentes zones (Régions Nord, Régions Est, Régions Centre, etc.), mais ces Etats-majors répondent à une structure qui les domine tous : le Haut Commandement Suprême, dont le siège est situé à Oslo. Pour le HCS, il y a un peu d'explications à donner. A priori, il semblerait simplement que le glaive a été inversé par rapport au blason standard, et qu'il a été doré. Le détail, infime mais essentiel, c'est la petite ligne jaune qui par de la garde : ce glaive est suspendu par un fil.

En cadeau, voici un extrait de Pax Europæ 4 - Trahisons (en cours de correction) pour illustrer ce symbole :

Ils sortirent au troisième étage et traversèrent un couloir agréablement éclairé. Depuis les baies vitrées donnant sur le hall, le blason du Haut Commandement se révéla et avec la hauteur et le recul, Dean réalisa qu’il ne s’agissait pas simplement du symbole habituel de l’Eurocorps, car si les étoiles et la rose des vents accompagnées d’un glaive semblaient identiques, l’arme était toute d’or et non d’acier, la garde de l’épée se prolongeait étrangement en une ligne verticale… sa lame était en fait suspendue, et non brandie.
« C’est étrange, laissa-t-il échapper. L’épée du blason est différente, normalement… »
C’est en prononçant ces mots à haute voix que le jeune soldat réalisa qu’il aurait mieux fait de lire l’intégralité de son manuel de recrue, comme le lui avait recommandé Erwin, plutôt que de suivre les conseils de Cyril et de se « concentrer sur l’essentiel »…
« C’est parce que c’est l’épée de Damoclès, répondit sobrement William Eggton. Commander et servir, pouvoir et devoir, privilèges et responsabilités ; don… et malédiction. »

Comme l'explique brièvement Eggton, l'idée derrière ce blason c'est que l'immense pouvoir des Amiraux, et les privilèges qui vont avec, ne doivent pas leur faire oublier qu'ils ont un lourd devoir à accomplir et qu'ils sont constamment sur le fil. C'est un rappel à l'humilité, tout comme la devise du HCS : Commander et servir. Sur le blason la devise est en européos est donnerait littéralement "commande et sers", mais l'idée est la même.

Il y aurait d'autres blasons à faire, comme celui du Bataillon Furie, du Bataillon Pégase... ou du Bataillon Léonidas haha... mais je n'ai pas encore réussi à faire quelque chose de propre pour le moment. Je vous tiens au courant dès que mes talents sur Gimp feront l'affaire !

jeudi 12 avril 2018

De la difficulté d'être européiste

"Jean Monnet a le grand mérite d'avoir construit l'Europe, et la grande responsabilité de l'avoir mal construite."

Altiero Spinelli, dans une interview au Parlement Européen de Strasbourg, le 15 septembre 1983.

J'ai déjà utilisé cette citation de Spinelli par le passé, et j'ai également déjà parlé de l'européisme et de l'eurocitoyenneté et de fédéralisme en général, de ce que cela représentait pour moi ou du moins pourquoi je voulais en parler dans Pax. On aura compris à la lecture de ces articles (qui datent un peu) que je suis européiste moi-même, fédéraliste également, mais pas pétri d'angélisme béat non plus. J'ai été critique de l'UE (et de sa communication souvent désastreuse, cf. mes EuroFails ), et j'ai expliqué un peu partout au fil des articles que si Pax Europæ était une dystopie c'était que je n'avais pas que des fleurs à jeter au projet européen.

Parlement Européen, Strasbourg
Parce que oui, on peut être européiste et critique. On a du mal à le croire quand on s'en tient aux débats sur Internet et aux déclarations de nos élus nationaux, qui aiment polariser et mettre dans des boîtes. Ainsi, le pro-Europe se doit d'être un europhile absolu et aimer tout ce qui vient de l'UE, au risque de se retrouver dans la case eurosceptique. Ce dernier se doit à son tour de mépriser tout ce qui est labellisé "Europe", que ce soit l'UE, le Conseil de l'Europe, la Cour Européenne des Droits de l'Homme, etc. D'ailleurs, on notera que dans l'esprit de l'électeur moyen, il n'est pas toujours clair que ces trois institutions n'en font pas une (cf. les supporters du Brexit déclarant - entre autres - sortir de l'UE pour ne plus être soumis aux "ingérences" de la Cour Européenne des Droits de l'Homme... alors que ce sont deux organismes bien distincts). L'Europe est devenu un grand flou artistique qu'il faut valider ou rejeter. Il y a donc deux camps bien définis : les pros, et les antis. Se montrer critique est généralement vu comme faire le jeu des antis, à moins de prendre d'énorme pincettes. J'avais beaucoup apprécié un article très critique sur le Taurillon "Où est passée mon Union Européenne ?" qui mettait parfaitement en exergue le malaise que des européistes convaincus pouvaient ressentir en défendant une Union qui accumule boulettes, scandales et magouilles. C'était rare, c'était criant de vérité, c'était tout à fait ce que je pensais et ressentais. L'article, bizarrement, n'est plus disponible nulle part. Dommage, je l'aurais bien reposté ici.

On a donc tendance à penser que les fédéralistes, européistes hardcore s'il en est, se doivent de défendre l'UE et le projet européen bec et ongle sans doutes ni remords. Mais c'est faux. Le projet même du fédéralisme européen, c'est de changer de système pour l'Europe. Par principe, un fédéraliste européen n'est pas satisfait de l'Union Européenne, et veut la changer. 

Pour beaucoup d'entre eux, l'UE est un projet bâtard, un édifice fondé sur des bases fédéralistes mais dont les constructeurs ont pris peur et ont bâclé le travail / changé d'idée en cours de route, selon l'avis de chacun (il faut dire que les années passant, les plans sont passés dans les mains de plusieurs générations d'architectes, pas toutes formées aux mêmes écoles). Les intérêts nationaux ont repris le dessus sur les idéaux transnationaux d'après-guerre, au fur et à mesure que la dite guerre se faisait plus lointaine dans les mémoires. Je l'avais déjà utilisé mais encore une fois, cela me renvoie l'image d'une maison dont on n'aurait pas fini le toit parce que, finalement, il n'a pas plu depuis longtemps donc à quoi bon ?  Et dont on s'étonnerait qu'elle prenne l'eau quand il se remet à pleuvoir (on ne pouvait pas prévoir qu'il se remettrait à pleuvoir un jour, vous comprenez !). Car oui, au fil de sa construction, l'"Europe" a changé d'orientation, de la CECA à l'UE, de Maastricht à Lisbonne, son chemin s'est tortueusement dirigé vers ce qu'elle est aujourd'hui, malgré les intentions et les visions alternatives de certains Pères de l'Europe. La crise de 39-45 s'est mué en vieux souvenir, remplacé par le confort des 30 Glorieuses, l'argent coulant désormais à flot, on pouvait se permettre de changer le cap. On a, par exemple, fait l'ECU puis l'Euro sans faire de gouvernement européen, sans budget ou économie communs, et quand la bise est venue, nous fûmes fort dépourvus.

Crise après crise, Crise de l'Euro en tête, mais aussi Crise des Réfugiés ou celle du changement climatique qui arrive à grands pas, l'Histoire nous a prouvé que c'était mal joué (sans rire !) et que le projet devait être repensé de fond en comble. Soit on finissait le fameux toit et on empruntait la voie fédérale - et là tous les boucliers se levaient pour protéger les souverainetés nationales sans comprendre comment fonctionne une fédération. Soit on arrachait tout et on recommençait à zéro. Comme il fallait prendre une décision et que plus personne n'en a le courage au niveau européen aujourd'hui, on n'a rien fait, et la maison continue de prendre l'eau, les murs gondolent, s’effritent, la moisissure pousse partout et tous les monde se plains. Et c'est normal ! Cet état d'abandon que des traités s'empilant les uns sur les autres ne parvient pas à changer ne satisfait personne, du moins pas grand monde. Seulement voilà, si on est europhile, on se sent un peu obligé de défendre le projet, parce qu'on se dit que la maison serait quand même pas mal si elle était finie. Cette maison-là sent le moisi, mais on n'en a pas d'autre de comme ça, alors on veut la défendre, appeler les colocataires à agir ensemble pour la restaurer et la terminer. En face, les eurosceptiques nous voient comme des fous défendant l'idée que vivre dans la moisissure et l'humidité c'est génial, et que quand on appelle à plus d'Europe, on veut dire "plus d'infiltrations ! Plus de fongus !". Or ce n'est pas ça du tout. Et l'europhile de rappeler que les maisonnettes nationales coûtent plus cher, qu'elles résistent de moins en moins bien aux caprices de la météo de l'Histoire, que la Maison Européenne (une fois finie, bien sûr) sera plus sûre, plus solide, mieux isolée. En attendant, ce que voit l'eurosceptique, c'est qu'on paye encore pour la maison ET les maisonnettes nationales, et que plutôt que d’économiser on gaspille, sans jamais en voir le bout.

Bref, l'impasse.

Parlement Européen, Strasbourg
Bon, je vais peut-être arrêter là ma métaphore filée en mode BTP, je pense que vous avez compris l'idée. Je ne vais pas non plus me lancer dans une liste exhaustive des arguments pro et anti, des exemples de scandales ou de succès liés à l'UE, ce n'est pas le sujet. Le sujet c'est cette position délicate dans laquelle tout europhile se trouve, en tout cas tout europhile honnête : il peut être difficile d'être européiste aujourd'hui. Parce que l'UE prend parfois des décisions discutables, parce que des parlementaires européens trichent pour taper dans la caisse, parce que les grandes figures comme Juncker censées "incarner l'Europe" d'aujourd'hui se traînent des casseroles pas possibles, parce que certains États Membres sont moins bien traités que d'autres et que les "grands" méprisent toujours les "petits" - *tousse*Grèce*tousse*. Difficile, dans ces conditions, de déclarer un amour inconditionnel à l'Europe, justement parce que sémantiquement l'Europe est devenu ce fameux flou artistique où on ne sait plus trop qui fait quoi, qui décide pour qui, pour quoi, et comment. Et ce flou est largement entretenu par nos élus nationaux, qui sont quand même ravis d'avoir un homme de paille sur qui rejeter leurs responsabilités quand ils prennent des décisions discutables. L'Europe est devenu un homme de paille, pratiquement impossible à défendre.

Pourtant, je le rappelle, les deux organes les plus puissants de l'UE sont le Conseil Européen et le Conseil des Ministres*. Le premier est constitués de nos présidents, chanceliers, premiers ministres, etc., bref nos dirigeants nationaux élus démocratiquement, tandis que le second est constitué de ministres nationaux nommés par les dirigeants cités précédemment (à ce titre, et pour les eurosceptiques qui me liraient, ils ne sont pas moins démocratiquement nommés que lorsqu'ils assument leur fonction de ministre au sein des gouvernements nationaux puisque... ce sont les mêmes postes). La Commission tant décriée pour son "déficit démocratique" n'a pas de grand pouvoir décisionnelle, en revanche elle peut proposer et suggérer. Ce sont le Parlement Européen (dont les membres sont élus directement par le peuple, là encore) et surtout les Conseils qui vont - ou pas - adopter les directives européennes. In Fine, le pouvoir dans l'UE est beaucoup plus dans des mains nationales que supra-nationales, contrairement à l'imagerie d’Épinal que nos représentants nationaux nous ressortent régulièrement. Quand ils disent "C'est Bruxelles qui décide", souvenons-nous que la plupart du temps, "Bruxelles" ce sont simplement nos élus nationaux qui se rejoignent dans la capitale Belge pour prendre des décisions. Ce ne sont alors pas des anonymes que personne n'a élu et qui sortent de nulle part. Ce sont des Macron, des Merkel, etc.. Cela peut aussi être le Parlement Européen, comme lorsque le roaming a été supprimé en Europe ou que l'interdiction partielle du géobloquage des contenus en ligne en Europe a été votée, et ce parlement, nous votons pour élire ses membres. Donc, au final, les gens qui décident, nous votons pour eux. Nous les mettons en place, nous les validons.

J'insiste là-dessus parce que je pense que nous avons une responsabilité en tant qu'eurocitoyens (que l'on se définisse comme tel ou pas, d'ailleurs, car quoi qu'il arrive nous avons ce pouvoir et subissons les conséquences de nos choix). C'est à nous de faire changer les choses si elles ne nous conviennent pas, et il semble évident qu'en Europe les gens ne sont pas contents, il suffit de voir les résultats des diverses élections. Même s'ils ne gagnent pas toujours, les eurosceptiques font de gros scores, quant aux européistes... difficile d'en trouver, peut-être parce que justement se dire ouvertement pro-Europe c’est se trimbaler un certain bagage dont les candidats ne veulent pas. Et qu'on ne me sorte pas Macron, s'il vous plaît. Ce président est aux antipodes d'un Spinelli ou d'un de Gasperi. Quand je vois que Macron est vu par certains fédéralistes européens comme un "sauveur" simplement parce qu'il affiche une certaine europhilie, je me dis qu'on est pas sorti de l'auberge. En est-on vraiment arrivé à un tel niveau de désespoir qu'une figure démagogue comme Emmanuel Macron puisse devenir "un modèle" alors qu'au niveau national il dirige le pays par ordonnances et fait de la casse sociale son passe-temps favori ? Juste parce qu'il dit être "pro-européen" nous devrions chanter ses louanges et espérer qu'il amènera l'Europe vers une transition fédérale ? Cette perspective m'effraie plus qu'elle ne m'inspire, pour être honnête.

Ce qui me ramène naturellement vers le sujet de ce blog, l'univers de Pax Europæ. (Oui parce que c'est bien beau de déblatérer ainsi mon avis mais si vous êtes sur ce blog, à la base c'est pour Pax, non ?)

(Attention légers spoilers sur les tomes 1 à 3)

J'ai récemment publié le tome 3 de Pax Europæ, "Euronet" (clique sur le lien ! Achète ! Consomme !). Or à peu près à la même période où je finissais les corrections du tome en question, j'ai eu quelques retours sur le premier, "Certitudes", notamment une personne qui disait partager l'inquiétude vis à vis de la construction européenne qui transpire dans le texte. C'est là que je me suis rendu compte à quel point ma critique (auto-critique ?) de l'européisme et du projet européen pouvait laisser penser que finalement Pax Europæ n'était qu'un pamphlet anti-Europe de plus. Après tout, son protagoniste principal, Erwin, est ouvertement et violemment critique du système fédéral, et dans le tome 3, justement, Grégory s'étonne lors d'une conversation avec son ami de découvrir qu'Erwin est en réalité fédéraliste. Cette conversation était essentielle pour moi, car elle place Erwin au milieu du spectre politique de l'univers de Pax. Certains sont ultra-fédéralistes pour diverses raisons, comme Klaus ou Cyril. D'autres sont plus critiques, comme Ennio. Cette critique amène justement ce personnage à se faire immédiatement accuser de défédératisme (c'est à dire d'être un partisan de la déconstruction de l'Europe fédérale), une trahison aux yeux des fédéralistes. Les personnages sont polarisés et finalement peu peuvent se payer le luxe d'être "entre les deux". C'était le cas de Michael Kith dans le tome 1 "Certitudes", qui voyait d'un œil critique aussi bien les représentants du système fédéral (Emma, par exemple) ou leurs opposants (les défédératistes). De fait, ils est mal perçu par tout le monde et passe pour un défédératiste auprès d'Emma simplement parce qu'il n'est pas europhile.

L'enlèvement d'Europe, statue devant le Parlement Européen, Strasbourg.
Je ne crois pas nécessaire d'expliquer en détail le parallèle entre les États-Unis d'Europe de Pax et l'UE véritable, je pense que c'est assez évident. Cela dit je pense qu'il est intéressant de revenir sur un élément important du tome 3 "Euronet" : la réforme constitutionnelle que le président Markus Tramper veut faire passer au Parlement. À ce stade de la série, Tramper s'apprête à réformer les E.U.E. pour renforcer l'intégration européenne, centraliser le pouvoir et diminuer les souverainetés régionales. Or ce n'est pas anodin si ce projet se voit opposer une levée de boucliers. Et pas uniquement des défédératistes, également d'européistes convaincus comme le délégué du parlement Michael Dalendel. Dès le tome 2 "Furies", on peut voir cet europhile combattre cette réforme et lui opposer une vision purement fédérale de l'Europe, avec une division du pouvoir et un partage de la souveraineté. On peut alors comprendre que le projet fédéral que sont les États-Unis d'Europe est en danger et qu'il peut être dévoyé, transformé en quelque chose qu'il n'aurait pas dû devenir : un état unique qui supprime les différences et lisse l'ensemble dans un but avoué d'uniformité. Le tome 3 (et le tome 4 à venir, j'y travaille !) donnent plus de place au point de vue de Tramper pour qui le système fédéral donne encore trop de pouvoir aux ex États-nations et encourage les particularismes régionaux, portant ainsi le germe de la division et du conflit. Dalendel et Tramper sont tous deux europhiles et européistes, mais leurs projets politiques sont opposés. Pas autant que celui des défédératistes, certes, mais irréconciliables néanmoins. Quant aux petites gens tels qu'Erwin, Cyril, Greg et les autres, ils ne peuvent que se placer quelque part dans ce spectre politique, avec la peur permanente d'être accusé d'être "anti-Europe", et donc antipatriotique (de la même façon qu'aujourd'hui dans la réalité, être pro-Europe est souvent vu comme anti-patriotique au niveau national).

(Fin des spoilers légers)

J'ai cherché à retranscrire ce malaise de l'européiste d'aujourd'hui dans l'univers de Pax Europæ, cette difficulté à définir clairement ce que l'on défend lorsqu'on se dit "Européen". Car il y a l'idée, d'abord, puis le projet sur le papier, et enfin sa concrétisation. Celle-ci ne peut malheureusement pas se faire à une si grand échelle sans compromis ni compromissions. Et petit à petit, il devient difficile de reconnaître l'idée originelle et de défendre sa réalisation pleinement. Faut-il pour autant tout rejeter ? Peut-on sauver le projet européen, et si oui, comment ? Une réforme ? Tout recommencer de zéro ? C’est le dilemme des personnages de mon univers, mais c'est aussi et surtout le dilemme de tout européiste aujourd'hui. Pour mes personnages, qui pour beaucoup sont des soldats se battant littéralement pour l'Europe, la question est cruciale. Se battent-ils pour une idée, ou une institution qui ne leur convient pas ? Et si l'institution change pour prendre une orientation qui ne leur convient plus, comment réconcilier l'idéalisme et la dure réalité ? Comment garder la flamme et ne pas céder face aux déceptions ? Comment ne pas baisser les bras et abandonner ? Entre désillusion et naïveté, entre idéalisme et confrontation à la réalité, la position de l'européiste n'est pas aisée.

"Jean Monnet a le grand mérite d'avoir construit l'Europe, et la grande responsabilité de l'avoir mal construite."

Spinelli, avec un grand sens de la formule, résume parfaitement ce sentiment étrange de gratitude mêlé de déception. Certes, on peut se réjouir que l'Europe ait été faite, après des siècles de guerres et de conflits entre Européens. Mais ça ne veut pas dire qu'on doit se satisfaire de ce qu'elle est devenue.

J'espère avoir réussi à écrire mes textes correctement, de sorte que les lecteurs de Pax Europæ sauront y voir une critique du projet européen plutôt qu'une attaque bête et méchante ou un assassinat en règle. Je me rend compte que pour eux le dénouement de la série semble encore loin, alors pour ceux qui se demandent si toute cette réflexion sous-jacente sur la réforme de la constitution européenne, l'autoritarisme grandissant des E.U.E. et la montée du défédératisme vont quelque part ou si je me contente de dire que "l'Europe ça pue", rassurez-vous.

Tout cela va bien quelque part.


PS : Si vous voulez lire une interview de la vice-présidente du Parlement Européen où celle-ci avoue qu'il y a une différence entre l'idée et la réalité, et pourquoi il faut quand même se battre pour l'idée avant tout, c'est par ici ! Elle dit notamment ceci : "L’Europe d’aujourd’hui, celle que je vois sous mes yeux, n’est pas celle dont j’ai envie, ce n’est pas celle que je défends au quotidien."

Et ça, ça me parle.


*Je précise que "Conseil des Ministres" est un titre courant mais non-officiel. Le vrai nom de cet organe de l'UE est "Conseil de l'Union Européenne", à ne pas confondre avec le "Conseil Européen", donc, ni le "Conseil de l'Europe". Oui, je sais, c'est compliqué.

mardi 27 février 2018

Mon expérience avec SimPlement

Le tome 1, en SP sur SimPlement
Les plus attentifs d'entre vous auront remarqué le bouton de service de presse ajouté dans le menu du blog, en haut à droite. Il mène vers mon compte "pro" sur la plateforme SimPlement, dont le but est de permettre aux auteurs et éditeurs qui souhaitent voir leurs ouvrages être lus et chroniqués de rencontrer les lecteurs et rédacteurs de blogs qui cherchent de nouveaux livres à présenter. Une situation de win-win en théorie fort appréciable.

Je l'admets, j'ai beaucoup de mal à me vendre, et aller chez les gens pour mendier en mode "un p'tit Service de Presse, m'sieurs dames, à vot' bon cœur" ça me gêne au plus haut point. Alors avoir une interface spécialement conçue dans ce but m'a permis de lancer plein d'invitations sans me sentir trop mal. Et ça, c'est déjà un gros point positif. Est-ce que l'expérience est bonne, du coup ? Ben... je suis un peu mitigé.

Le principe c'est qu'on peut inviter des chroniqueurs à traiter votre SP (service de presse, donc). Pour ne pas trop taper à côté, on peut se référer aux descriptions de ces chroniqueurs et des labels de lecture associés (#uchronie #young adult #drama, vous voyez le tableau). Le chroniqueur peut alors accepter, refuser... ou vous ignorer jusqu'à ce que le site considère la demande comme refusée (spoiler : c'est la majorité des cas). Évidemment, les chroniqueurs peuvent spontanément se proposer, en se basant sur les résumés de vos ouvrages, vos labels, votre description, bref, le principe est simple.

J'ai ouvert mon compte il y a 7 mois, et n'ai reçu aucune demande spontanée (même si une chroniqueuse s'est abonnée). J'ai proposé mon tome 1 en SP à une trentaine de chroniqueur(se)s, il a été accepté deux fois, refusé trois fois, simplement ignoré le reste du temps. Les deux chroniqueuses ayant accepté mon tome 1 en ont parlé sur leur blog et ont toutes les deux mis la note de 16/20, mais j'y reviendrai à la fin de cet article. Je leur ai proposé mon tome 2, mais avec une longue deadline (elles sont débordées et croulent sous leur pile à lire), donc pas encore de retour pour le tome 2.

Bref, 2 chroniques en 7 mois, c'est pas extraordinaire, compte-tenu du nombre de demandes envoyées. Je précise que je me suis concentré sur les personnes qui affichaient des labels similaires à ceux de mes tomes, pas de ratissage large au petit bonheur la chance. Alors qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?

Le tome 2, en SP sur SimPlement
Déjà, le pitch même de Pax n'est pas au goût de tous, et je peux le comprendre. On peut aimer les uchronies, la SF et l'anticipation et ne pas être branché(e) États-Unis d'Europe, guerre et complot. Les refus étaient d'ailleurs très clairs : deux n'étaient "pas intéressées", tandis qu'un autre ne prenait que les SP papier (et mes SP ne sont que des e-book). Donc assez évidemment, le sujet et le résumé de mon tome 1 ne vendent pas forcément du rêve à tout le monde, c'est noté.

Ensuite, j'ai cru comprendre - par hasard en plus, au détour d'un échange de mail - qu'une des fonctionnalités du formulaire de demande était un peu traîtresse. En effet, quand vous remplissez votre demande de SP à envoyer à la chroniqueuse ou au chroniqueur de votre choix, vous pouvez décider de la date limite à laquelle celle ou celui-ci doit rendre sa copie. Or, si comme moi vous choisissez "peu importe", il semble que le site de SimPlement mette arbitrairement "un mois". En pensant laisser tout son temps à la personne, vous cochez une option que SimPlement interprète à sa guise, et impose finalement un délais très court. D'une part c'est tellement impossible que même intéressée, la personne ne pourra que refuser, d'autre part si cette personne pense que vous exigez un retour en un mois, elle va certainement vous prendre pour un gros con et vous ignorer. C'est quand même très dommageable à l'image de marque que vous essayez péniblement de vous forger en ligne, bravo SimPlement, merci du coup de pouce ! Donc, conseil d'ami si vous utilisez le site : choisissez une deadline, même si c'est dans un an ou même deux ans, mais ne dites pas "peu importe". Ce n'est pas l'option qu'on croit.

Bon, me direz-vous, mais tu as quand même obtenu deux retours grâce à ce site, c'est déjà pas si mal ? Et c’est vrai, d'autant que ces retours sont positifs. Donc ne boudons pas notre plaisir et voyons ce que ces deux lectrices ont eu à dire sur Pax Europæ 1. Certitudes :

Isa, du blog Le Pouvoir d'écrire (suivez le lien pour lire sa chronique en entier), lui a mis la note de 16/20.

"J’ai particulièrement apprécié l’esprit de camaraderie présent puisque c’est ce qui caractérise tout armée ; une aide et une compréhension qui va au-delà de l’amitié. (...) Erwin Helm est de loin mon personnage préféré. (...) Ce roman est un roman d’action. En permanence. Il n’y a pas de répit pour nos personnages. Des scènes de guerres impressionnantes, successives, intenses. Des tueries bien entendu, des complots politiques qui alimentent une guerre qui est mise en doute sur sa nécessité. (...) Un récit fort, avec des personnages engagés, une écriture fluide et légère qui se lit vraiment très bien. J’ai aimé le rythme entraînant des scènes et le plus impressionnant est que l’histoire semble à peine commencer…"

A noter qu'elle n'a pas apprécié la couverture, trop réaliste, pas assez fantaisiste, ce qui a peut-être joué dans les refus d'autres chroniqueur(se)s. Moi, cette couverture me plaît, mais que voulez-vous, les goûts et les couleurs ! Il n'en reste pas moins que la couverture est déterminante et que, là encore, tout comme le pitch, on adhère ou pas.



Emma, du blog Et tu lis encore, Emma (suivez le lien pour lire sa chronique en entier), lui a mis la note de 8/10.

"Voilà un roman qui s’attaque à un sujet sensible mais captivant : la construction Européenne." (comme quoi on PEUT trouver le pitch intéressant ! ^^ )

"J’ai trouvé que l’auteur avait particulièrement bien réussi ses personnages. Les sentiments sont parfaitement décrits, leurs idées et leurs choix se tiennent, se valent. On les comprend quelque soit leur bord. Je me suis particulièrement attachée à Erwin (...). Le personnage de Michael Kith est également intéressant car on voit à travers lui d’autres facettes des EUE : le contrôle de la presse, la place faite à la religion. On découvre le fonctionnement de cette Europe où les libertés individuelles semblent être aliénées au possible. (...) Je suis fan de dystopie, uchronie et roman d’anticipation et je dois dire que celui-ci a tenu toutes ses promesses (malgré quelques petites coquilles..) et je lirais la suite avec plaisir pour non seulement connaître le sort réservé aux personnages mais également connaître l’avenir de ces Etats-Unis d’Europe."


Ces chroniques positives s'ajoutent aux quelques commentaires sur Babelio et Amazon, donc je ne peux pas dire que l'expérience soit un échec, mais j'avoue que j'espérais un peu mieux du site (en fait je suis surtout très agacé par le coup de la date date butoir arbitrairement mise à "un mois" et qui, je pense, n'a pas joué en ma faveur). Maintenant que le tome 3 "Euronet" est sorti je vais peut-être réessayer des demandes de SP pour le tome 1 et relancer Isa et Emma pour le tome 2. Si par hasard vous seriez intéressé(e) par un SP numérique, mais ne voulez pas passer par SimPlement, n'hésitez pas à me contacter directement.

Et si vous êtes un lecteur ou une lectrice de Pax, n'oubliez pas : chaque commentaire, chaque critique, chaque review laissés sur Babelio, Amazon, etc. participent à l'effort de guerre ( aka la visibilité de la série). Les E.U.E. ont besoin de vous, répondez à l'appel du devoir !


(Et moi je me remets déjà aux corrections du tome 4, évidemment).

mercredi 21 février 2018

"Pax Europæ 3 - Euronet" est sorti !

Bon, je sais, je sais, je suis en retard. Mais que voulez-vous, j'ai été un peu occupé dernièrement. Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai déménagé de Finlande en Suède cet hiver, et la publication - qui avait déjà été reportée pour cause de bêta lecture de dernière minute - a dû être repoussée d'encore quelques mois, le temps de déménager et de faire le nécessaire en Suède (l'administration, on aime tous ça). Bref, ces deux éléments combinés m'ont fait prendre beaucoup plus de retard que prévu alors que j'espérai justement publier les tomes suivants un peu plus vite. Échec, donc, mais j'ai préféré ça à une sortie rushée et bâclée. Je pense qu'on ne m'en voudra donc pas (trop).

Karoline Juzanx revient pour illustrer la couverture et a, une fois de plus, fait des merveilles. Je ne pourrais jamais la remercier assez pour son travail (mais je m'y emploie. Merci encore, Karo !).


Et donc voilà enfin le tome 3 de Pax Europæ :

Couverture toujours par l'excellente Karoline Juzanx !
Euronet


Janvier 2034. L’Europe est en guerre sur deux fronts. 

Alors que les États-Unis d’Europe s’apprêtent à capitaliser sur leurs récentes victoires contre la Russie Indépendante, le front arabe s’est enlisé. À Tirana, Erwin Helm est à présent à la tête du Bataillon Furie, une unité clairement destinée à la propagande au sein de laquelle Cyril, Greg, Efthimios et les autres doivent trouver leur place… et la garder, quoi qu’il leur coûte. Pour le lieutenant Helm, ce sont surtout de lourdes responsabilités dont il se serait bien passé. Et comme si le harcèlement permanent des raids arabes ne minait pas assez le moral de ses hommes, sa propre hiérarchie accuse ses rangs d’abriter des traîtres et des défédératistes… 

Cependant, le prestige de sa nouvelle position lui donne les moyens de poursuivre l’enquête sur la mort de son père. Quand des aides inattendues lui parviennent et que des gens haut-placés se mettent à parler, Erwin commence à comprendre que l’affaire le dépasse. Quel est donc ce terrible complot qui se dessine au fil des notes de son carnet de guerre ?


Comme d'habitude, il est disponible en papier et en numérique. Et comme d'habitude, pas de DRM.

En papier et e-book* sur Amazon, et en numérique également sur Kobo, FNAC, etc.

(*Bon, techniquement l'e-book est en prévente sur Amazon mais sera disponible dans deux jours. Ça va.)


Alors contrairement aux tomes précédents je ne m'embête plus avec Smashwords, qui ne m'a apporté aucun lecteur jusque-là et dont les partenaires faisaient un peu doublon avec Kobo (voir littéralement doublon puisqu'une plateforme proposait deux fois mon tome 2 séparément...). Si un jour quelqu'un se plaint ou m'en fais la demande, je l'ajouterai, mais là je préfère me concentrer sur les plateformes sur lesquelles Pax a déjà trouvé son modeste public.

Petite nouveauté : j'ai également inscrit les trois tomes au programme MatchBook sur Amazon, ce qui signifie que, en théorie, ceux qui achètent mes romans en version papier peuvent avoir la version kindle gratuitement. Je dis en théorie parce que j'ai du mal à voir la différence sur les pages des livres, à voir en pratique comment ça se passe (et il semble que ce soit rétroactif donc si vous avez déjà acheté le tome 1 et/ou 2, vous devriez pouvoir obtenir leur équivalent .mobi gratuitement. Faites-moi savoir si ça fonctionne ou pas pour vous !).

De plus, je suis assez triste de l'état d'abandon relatif du blog, et je vais donc essayer de l'animer un peu en discutant de certains aspects des tomes sortis, ce genre de choses. Je ne promets rien, mes cours intensifs de suédois ont commencé, et j'ai déjà les yeux dans le tome 4, donc on verra ce que je serai capable de produire. S'il y a des choses que vous aimeriez me voir discuter concernant les tomes 1 à 3, n'hésitez pas à me le faire savoir !

lundi 28 août 2017

Appel à Textes EUROPUNK (Realities Inc.)

En août 2015 je republiais l'article Europunk ! que j'avais initialement écris pour Acta Est Fabula. Fabien Lyraud et Guillaume Parodi avaient tous deux réagi à leur façon, avec leurs mots et leurs idées, et j'avais répondu à M. Lyraud pour conclure qu'entre son Eurofuturisme et mon Europunk, nous parlions bien des mêmes thématiques et des mêmes problèmes.

L'histoire aurait pu en rester là, mais il se trouve que Realities Inc. ont entendu l'appel, eux aussi, et qu'il en résulte un Appel à Textes pour une anthologie Europunk.

Oui.

Alors j'aurais pu écrire cet article il y a des mois, mais vu le trafic sur ce blog, le relais sur la Page Facebook de Pax EU a sans doute été plus efficace de toute façon. (Promis, je vais essayer de remédier au calme mortifère qui règne sur ce blog.) Mais comme le temps file et que nous recherchons toujours des textes, je tente quand même la missive sur le blog.

Et oui, si j'ai dit "nous", c'est que je suis anthologiste sur ce projet. Je n'enverrai donc pas de texte, mais je participerai à la sélection. Nous sommes curieux de lire vos visions de l'Europe du futur, et les textes peuvent aller jusqu'à 150 000 signes espaces comprises, alors faites-vous plaisir !

Plus d'infos sur cet AT ici.

L'AT dure jusqu'au 30 septembre 2017 donc encore un bon mois pour envoyer vos textes.

jeudi 3 novembre 2016

Pax Europæ : Furies [SORTIE]

Cliquez pour admirer le travail !
Ça y est, la suite de "Certitudes" est enfin sortie ! Lorsque j'ai commencé la rédaction de Pax Europæ en 2002, j'étais loin de me douter que l'écriture d'une "petite nouvelle" allait se transformer en un univers aussi vaste et complexe que celui qui me sert depuis de terrain de jeu. Avec le temps, les textes ont grossi, et révision après révision, corrections après corrections, l'ancien tome 1 a été divisé en deux tomes: Certitudes et Furies. Furies était d'ailleurs le titre de ce "gros tome 1" initial, et je suis content que cette nouvelle étape dans la publication de ma série conserve le titre du tout premier texte écrit dans l'univers de Pax Europæ.

Mais assez de nostalgie et de bons sentiments, place à l'ouvrage !

La couverture est une fois de plus l’œuvre de Karoline Juzanx, un grand merci pour son travail et sa ténacité !

La version papier fait 340 pages, la version numérique est, comme précédemment, dénué de DRM. Inclus dans les deux versions, suite à certains commentaires de lecteurs, une carte des E.U.E. avec les villes mentionnées les plus importantes.



La version e-book se trouve, entre autres, sur :


La version papier se trouve sur :




Le pitch ? Le voici, avec la quatrième de couverture badass de Karoline  :