lundi 13 mai 2019

Anthologie Europunk !

Acheter Europunk chez Realities Inc.En 2013, j'écrivais un article pour Acta Est Fabula. Cet article était un appel aux auteurs de SFFF à s'intéresser à la question européenne, et s'appelait "sobrement" : Europunk !

Mes lecteurs le savent, l'Europe, son avenir, son sens, ses travers et ses espoirs, c'est un peu mon dada. Mais je ne suis que moi, mon lectorat est limité. Pour que les gens puissent lire des textes qui les feraient réfléchir sur l'Europe, il fallait que d'autres s'y mette, adressent les problèmes et les solutions, imaginent des alternatives, il fallait différentes voix, différentes opinions, différents points de vue. Alors j'ai appelé à l'Europunk.

Et des années plus tard, quelqu'un a répondu. Tesha, de Realities Inc, ma demandé si je serai partant pour une anthologie inspirée de mon article et de la réponse de Guillaume Parodi, et j'ai dit oui, évidemment. L'opportunité d'aller plus loin que mes propres publications dans mon coin ne pouvait être manquée.

Mon travail fut dont celui d'anthologiste, ce qui était une nouveauté pour moi. Pour la première fois j'ai été celui qui sélectionne les textes - ou les refuse - et non celui qui attend chez soi le fameux mail qui décidera du destin de son manuscrit. Ayant été souvent l'auteur dans l'expectative, j'ai ressenti une certaine pression au moment de choisir et de justifier mes choix. J'avais beau le suspecter auparavant, ce n'est guère une position enviable, surtout lorsqu'on a en tête ses propres déceptions liées à des retours de lecture. Heureusement, c'était un travail d'équipe, et j'ai pu apprendre avec Tesha Garisaki et Guillaume Parodi. Et ceux qui me connaissent savent que j'aime les projets créatifs collaboratifs. Merci à Tesha et Guillaume pour cette opportunité !

Mais surtout, je veux remercier les auteurs et autrices qui auront envoyé une nouvelle, et ce qu'on les ait accepté ou non. Rien que de les voir participer à cet appel à textes basé en partie sur mon article, c'était incroyable. Bien sûr qu'en écrivant Europunk ! pour Acta Est Fabula j'espérais que certain(e)s répondraient à l'appel, mais de lire des textes, des réponses concrètes, c'était particulièrement touchant, et encourageant. Merci  du fond du cœur d'avoir répondu à l'appel, même si vous n'avez pas été retenus.

Voici le sommaire de l'anthologie :

L’Empire de Marbre, Olivier Boile 
Siri mon Amour, Zuckerbook ma Patrie, Mose Njo 
Europe sur la Rive, Sandrine Scardigli 
99.5, K.T. 
Punk l’évêque, Philippe-Aurèle Leroux 
Le Souffle du Taureau sur la Nuque, Jonathan Grandin 
Dans tous les Coins de l’Hexagone, Jean-Marc Sire 
Datalove, Romain Jolly 
Neoropa, Geoffrey Legrand

Un grand bravo aux artistes retenus, et une fois encore, un grand merci de ma part, et de toute l'équipe !

Je suis assez fier de ce sommaire : les nouvelles que nous avons sélectionnées me plaisent beaucoup. Elles ont des tons et des approches différentes, tantôt sombres, tantôt drôles, grinçantes ou optimistes, graves ou impertinentes... L'Europe se décline comme idée, comme institution, comme sentiment... On pourrait presque dire que ces textes sont unis dans la diversité de leurs approches et opinions pour un même thème. C'est exactement ce que j'espérais : non pas une anthologie cynique et à charge, ni un recueil naïf baigné d'optimisme béat, mais un tableau nuancé qui se dessine au gré des nouvelles.

Pour lire la préface en ligne, c'est par ici !

Pour acheter l'anthologie en numérique et en papier, c'est par là !

Voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne lecture, et...

Que vive l'Europunk !



PS : Merci également aux deux larrons d'Acta Est Fabula. Si j'avais seulement publié mon article sur mon humble blog d'auteur, peu ou prou l'auraient lu, et je doute qu'il aurait attiré l'attention de Tesha et Guillaume, avec les conséquences que l'on sait. Je pense que cette anthologie vous doit beaucoup.

PS 2 : Revenez, les gars, vous nous manquez.

vendredi 3 mai 2019

[SORTIE] Si tu veux la paix... (et autres nouvelles)

Comme j'en parlais longuement dans mes deux derniers articles, deux grosses sorties ont eu lieu récemment, et cet article ne sert qu'à récapituler les versions et les disponibilités. Si les histoires et anecdotes derrière ces textes et leur publication vous intéresse, je vous renvoie à ces articles qui évoquent les coulisses d'un humble auteur amateur (ici et ).

Sans plus de fioritures, donc, la double sortie de la saison :

Si tu veux la paix...


Une novella d'une centaine de pages au format numérique, disponible ici :


2033, quelque part en Europe.

Swen fait face à la guerre. Jeune soldat engagé contre les forces russes, il lutte pour survivre dans les décombres d'une ville en ruine. Pourtant, le danger est partout. Le hasard le conduit sur le chemin de Joffrey, le médic d’un célèbre bataillon de propagande. Réunis un bref instant devant le canon de l’ennemi, dans le sang du champ de bataille, les deux hommes doivent pourtant rapidement retrouver leur place dans le rang. Mais ce rendez-vous manqué avec la mort ne les aura pas laissés indemnes. Déjà s’insinue en chacun d’eux le doute sur leurs convictions et leur détermination :

Pourquoi se battre sous les couleurs des États-Unis d’Europe ?




Si tu veux la paix... et autres nouvelles


Un recueil de nouvelles au format papier d'un peu plus de 180 pages, contenant la novella éponyme ainsi que 4 nouvelles, dont 3 jusqu'ici disponibles en numérique uniquement, et une inédite.

Le recueil est disponible sur AMAZON.

Quel est le prix de la sécurité ? La raison d’un subordonné doit-elle toujours s’effacer derrière les ordres de ses chefs ? Le dernier espoir d’un soldat doit-il être de vaincre… ou simplement survivre ?

Dans ce recueil, Florent Lenhardt décline l’univers de Pax Europæ et ses thématiques essentielles au travers de cinq nouvelles précédemment publiées en numérique, cinq histoires de citoyens des États-Unis d’Europe, des premières années de la fédération au plus fort de la guerre. Les lecteurs des romans Pax Europæ croiseront quelques visages familiers ici ou là, mais les nouveaux arrivants à l’univers n’auront aucun mal à prendre le train en route. Ces tranches de vie des E.U.E. racontent leur propre histoire.

Au sommaire : 

Merci de votre Collaboration 
Si tu veux la paix… 
Le Bataillon Léonidas (inédit)
L’Espoir meurt le dernier 
C’est possible


Les couvertures sont de Karoline Juzanx. Mille merci à elle, encore une fois !

... et autres nouvelles

(Auto)publier Si tu veux la paix... est donc une étape importante pour moi, comme je le disais dans dans mon précédent article. Le texte représente une certaine époque de la conception de l'univers de Pax Europæ, tout en incarnant à la fois une volonté très actuelle d'avancer sur le projet, d'aller de l'avant. J'aurais probablement dû le sortir entre les tomes 2 et 3, pour que les publications se suivent dans l'ordre chronologique. Mais le texte était loin d'être prêt et je voulais avancer, alors j'ai publié Euronet. C'est peut-être pas l'idéal mais je pense que les lecteurs devraient s'en sortir, l'occasion de se rendre compte que les "Mouvements X" qui découpent le texte en plus des chapitres servent bien à quelque chose.

Une guerre de Mouvements


Les "Mouvements" étaient là depuis le début. Quand Carnet de Guerre n'était qu'un texte unique, il y avait déjà des "Mouvements". Il s'agissait de marquer les grandes étapes de la guerre, ses... mouvements... tels qu'ils étaient sur les cartes que j'avais dessiné dans le processus initial de création de l'univers. En effet, l'intégralité de la guerre était planifié, chaque mouvement correspondant à des développements majeurs en Europe... ou ailleurs sur le globe (sur plusieurs feuilles de papier calque avec des tas, des tas de flèches). Avec le temps je me suis détaché de ces cartes, le récit prenant le pas sur la planification mécanique des débuts. Toutefois les Mouvements sont restés, correspondant toujours aux grands développements mais cette fois du texte lui-même tandis que j'écrivais tome après tome. C'est donc à une chronologie plutôt qu'à des cartes qu'ils font désormais référence. Si j'ai un temps songé à m'en débarrasser, deux textes m'en ont dissuadé : Honneur et Patrie, et Si tu veux la paix...

Tellement à dire sur cette image que je vous renvoie plutôt en fin d'article *

Honneur et Patrie est un texte se déroulant aux États-Unis d'Asie et en Russie Indépendante, et ne s'inscrit pas directement dans la continuité des romans, mais plutôt en parallèle. Or si les dates sont déjà là pour aider le lecteur à se retrouver dans la chronologie, j'ai trouvé que les Mouvements étaient une aide supplémentaire bienvenue. Le Mouvement 9 correspond à une période de temps identique pour tous les belligérants, et lire un texte commençant par "Mouvement 3" ou "Mouvement 12" donne tout de suite une idée au lecteur d'où en est la guerre, et où ce texte se place par rapport aux autres textes. Ce n'est pas parfait, mais si le lecteur n'a pas retenu les dates, peut-être les chiffres simples des Mouvement sont-ils plus aisé à se remémorer ? De même, Si tu veux la paix... s'intègre à la chronologie des romans, mais j'ai pensé que cela pouvait aider si le texte, au-delà des dates, replaçait le contexte rapidement.

En dehors des romans, ces deux textes étaient les deux longs textes (voire très long pour H&P) dans la période de guerre, et m'ont convaincu de garder le système car je me suis dit que "lorsque tout sera publié, le système rendra le tout plus facile à appréhender". Plus tard, en écrivant L'Espoir meurt le dernier, j'ai donc appliqué le système et mis le Mouvement en début de nouvelle. Je n'avais encore publié aucun autre texte et cette notion de Mouvement pouvait sembler complètement superflue. Aujourd'hui, elle trouve tout son sens.

La tentation du papier


Publier Si tu veux la paix... c'était également une tentation : le texte fait plus de 29 000 mots, il serait donc considéré comme une novella. C'est suffisamment long pour envisager une édition papier. Mais trop court pour permettre d'avoir une tranche avec texte, ce qui ne me plaisait pas. L'idée de joindre ma nouvelle L'Espoir meurt le dernier n'a pas tardé à revenir me hanter (oui, j'avais longtemps caressé cette idée). En effet, contrairement à ma nouvelle L'Horloge indique minuit que Mots & Légendes avaient republié en papier dans l'anthologie Malédiction, il n'y avait pas de projet de faire de même avec ma nouvelle Pax... Avec l'accord de l'éditeur, j'ai pu élaborer le projet d'une version papier de ces deux textes. Mais si déjà je créais un recueil, pourquoi ne pas ajouter d'autres textes ? Après tout j'avais d'autres très courtes nouvelles déjà publiées en numérique uniquement qui n'auraient aucune chance d'être sur papier un jour, pourquoi ne pas les  y glisser ?

J'ai essayé de réfléchir à mon sommaire potentiel, qu'il ait une cohérence, un sens. Merci de votre collaboration se devait d'y figurer : ses thématiques font écho à certains aspects de Si tu veux la paix... et sont du 100% Pax Europæ. Situé juste après le Millenium Crash et la fédération de l'Europe, mais 25 ans avant les romans, le récit plante des graines importants de l'univers et pose l'ambiance, une introduction parfaite. On enchaîne avec Si tu veux la paix... dont j'ai déjà beaucoup parlé, encore une fois très représentatif de l'univers, mais surtout dans l'ambiance et l'époque des romans, y compris avec quelques personnages secondaires des tomes mis ici plus en avant. Je pensais continuer avec L'Espoir meurt le dernier, plus basé sur le ressenti et l'ambiance désespérée, mais il me fallait une petite pause entre les deux, une bouffée d'air entre deux récits un peu durs. J'ai donc choisi de publier Le Bataillon Léonidas. Chronologiquement, le texte trouve naturellement sa place entre les deux grosses nouvelles, mais surtout, son ton est plus léger, rappelant qu'il y a a aussi de l'humour dans Pax. La nouvelle est encore inédite en numérique et serait donc pour un temps une exclusivité du recueil papier. Enfin, je voulais un texte pour conclure. L'Espoir meurt le dernier est une très belle fin, très dramatique et un beau cliffhanger pour la suite, mais ce recueil en construction était jusqu'ici extrêmement thématique, mettant différents aspects de l'univers en relief tout en restant cohérent. Et pour finir sur cette note-là, C'est Possible était tout indiqué. Après trois récits de guerre où la situation va de mal en pis, ce texte fait revenir le lecteur quelques mois en arrière, avant le début des hostilités, et retourne encore plus loin en arrière pour retracer l'histoire de la super-technologie européenne, des intentions d'origine à... ce qui pourrait encore venir après les événements tragiques de l'Espoir meurt le dernier. La boucle est bouclée, le teaser est teasé, la suite dans Pax Europæ.

Il y a deux texte que j'aime énormément et que j'aurais voulu ajouter à ce recueil, mais ils se déroulent bien plus tard dans la chronologie et ce qui s'y déroule en dévoile beaucoup trop. J'ai préféré rester sur des suggestions et des menaces, maintenant l'Espoir meurt le dernier comme texte le plus avancé dans la chronologie officiellement publié à ce jour. Les deux nouvelles rejetées seront probablement des bonus à l'édition papier du tome 6.

Ce recueil idéal, j'ai travaillé dessus, on m'a aidé pour les corrections, et il est devenu réalité.

Si tu veux la paix... et autres nouvelles

Une vieille idée de réunir mes deux plus longs textes hors romans en un volume papier s'est alors concrétisé sous la forme d'un recueil de nouvelles encadrant la novella Si tu veux la paix... Celle-ci est donc au cœur de l'ouvrage, il était donc logique de lui donner son nom. Il y a donc deux publications :

Si tu veux la paix..., la novella seule, en numérique uniquement.

Si tu veux la paix... et autres nouvelles, où 4 nouvelles (dont une inédite) accompagnent la novella, en papier seulement.

La couverture (par Karoline Juzanx) est presque la même que celle de la novella, avec une couleur alternative. Pour achever le tout, le recueil papier a droit à une carte, comme les romans, étant donné que la multiplication des textes implique également un certain éclatement géographique.


Au sommaire :

Merci de votre Collaboration
Si tu veux la paix…
Le Bataillon Léonidas
L’Espoir meurt le dernier
C’est possible

Le quatrième de couverture :

Quel est le prix de la sécurité ? La raison d’un subordonné doit-elle toujours s’effacer derrière les ordres de ses chefs ? Le dernier espoir d’un soldat doit-il être de vaincre… ou simplement survivre ?

Dans ce recueil, Florent Lenhardt décline l’univers de Pax Europæ et ses thématiques essentielles au travers de cinq nouvelles précédemment publiées en numérique, cinq histoires de citoyens des États-Unis d’Europe, des premières années de la fédération au plus fort de la guerre. Les lecteurs des romans Pax Europæ croiseront quelques visages familiers ici ou là, mais les nouveaux arrivants à l’univers n’auront aucun mal à prendre le train en route. Ces tranches de vie des E.U.E. racontent leur propre histoire.


~*~

Voilà, ces deux articles auront peut-être éclairé mes lecteurs sur mon état d'esprit concernant cette double publication, donné un peu de contexte à tout ça. Il ne me reste qu'à vous souhaiter bonne lecture et bon voyage aux États-Unis d'Europe. N'oubliez pas votre passeport, ils sont plutôt tendus aux frontières en ce moment.


*Alors cette image crado est une photo vite faite de cartes imprimées il y a longtemps. Elles sont ma tentative de l'époque de faire des cartes "propres" (haha) en s'inspirant de mes cartes calques (que j'aurais préféré pour illustrer cet article mais elles sont en France et moi pas...). Le résultat est moche et n'a jamais vraiment servi. D'ailleurs je n'ai même plus les fichiers jpg sur mon ordi alors que j'ai tendance à tout garder... mais il me reste cette feuille où l'on voit les fameux Mouvements, donc. Ils ne correspondent plus du tout à ce qui est présenté dans les textes que vous avez pu lire. Détail amusant, ils portent le sigle "Ultime World War" qui était le premier projet de site web dédié au projet qui n'aura pas tenu très longtemps. Ce nom est une référence à un passage du tome 2 Furies, bien que dans sa version finale les mots utilisés soient "ultimæ world war" pour souligner qu'il s'agit  bien d'européos et non de mauvais anglais.

Pour me faire pardonner, voici  une photo de votre serviteur posant avec son dernier ouvrage en date.


samedi 27 avril 2019

Si tu veux la paix...

Écrire des nouvelles dans l'univers des romans Pax Europæ n'a pas toujours été une évidence. À l'occasion de la sortie de Si tu veux la paix..., je vous propose de revenir sur le parcours qui m'a mené à cette publication un peu particulière.

Et puis de me faire de la pub à la fin, évidemment.

Élargir l'univers, étrécir mon répertoire


Certes, le projet a commencé comme une nouvelle destinée à des amis sur un forum, mais à partir du moment où il fut évident que l'univers me suppliait d'être développé (je ne rentrerai pas dans les détails de ces supplications, on notera seulement que je prends mes cachets, tout va bien merci), je me suis concentré sur l'intrigue principale. D'abord en finissant le tome  de ce qui devait être une duologie, puis le second tome... d'une trilogie, finalement. Oui bon quand je dis concentré c'est pour dire "je ne me suis pas (trop) éparpillé", et non "j'ai su rester concis". Malgré ces rallonges imprévues, une fois le tome achevé, pour un temps, c'était tout. Tout mon travail d'écriture était dorénavant consacré à la correction et l'amélioration de la trilogie.

Arrive l'année de ma Terminale, il me faut produire un TPE dans des conditions physiques et mentales disons... particulières... pour des raisons de santé. Je ne m'en suis jamais caché sur ce blog ni ailleurs, je suis bipolaire, et mes années de lycée furent des années de transition entre aucun traitement et traitement adapté. Pas l'idéal pour se concentrer sur son bac. Pourtant, l'un des sujets potentiels était "l'identité européenne". C'était tellement pile dans mes cordes que je ne pouvais pas laisser passer ça. J'ai donc choisi les matières "Littérature" et "Histoire" et rédigé une nouvelle où mes personnages se confrontaient à la question de l'identité européenne. Et par jeu ou par facilité (un peu des deux probablement), j'ai utilisé l'univers de Pax comme décor. Elle s'intitulait Les Étoiles et les Rose des Vents, c'était ma première aventure hors romans dans cet univers, et cela m'aura donné l'envie d'en écrire plus. 

L'idée de pouvoir explorer d'autres aspects de ce monde alternatif sans surcharger les romans me séduisait, mais j'étais tout de même embêté. Continuer à creuser cet univers c'était aussi du temps d'écriture qui n'était pas consacré à de nouveaux projets. J'avais notamment posé les bases d'un récits de ce qu'on appellerait aujourd'hui de la fantasy urbaine, probablement, inspirée des Révélations de la Bible en mode Apocalypse/Post-Apocalypse. J'avais aussi un projet de mystère / ambiance / horreur dans des rêves partagés. J'aurais pu partir sur ces projets et laisser Pax derrière moi, ou même me contenter d'écrire une ou deux nouvelle avant d'aller de l'avant, mais j'ai choisi l'inverse. Décision judicieuse ou pas, il est indéniable que ce chemin m'a "enfermé" dans Pax, mais au vu du résultat aujourd'hui, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose. De par ce choix de rester sur ce projet quasiment exclusivement depuis près de 17 ans, l'univers est aujourd'hui plus travaillé, plus élaboré, et je pense plus intéressant et pertinent que ce que j'aurais pu écrire avec mes vieux projets avortés.

L'impact des nouvelles sur l'univers : une affaire de noms


Premier texte Pax officiellement publié... une nouvelle.
D'ailleurs, je dis Pax Europæ depuis le début de cet article mais à l'époque, l'univers ne portait pas de nom, car il n'en avait pas besoin. Il n'y avait que Carnet de Guerre, la série de romans. C'est justement lorsque j'écrivis Les Étoiles et la Rose des Vents que j'ai commencé à réfléchir à la question. J'ai tout d'abord résolu le problème en créant les Chroniques de Guerre, les nouvelles annexes aux romans. Je commençais à rédiger la seconde Chronique en juin 2005, avec l'envie de connecter Les Étoiles... avec les romans. Ainsi un des personnages de la première Chronique rencontrerait un personnage de Carnet... et l'ensemble permettrait de plonger plus explicitement dans les questionnements des protagonistes vis-à-vis de leur engagement et de leur rapport à l'Europe fédérale. 

Cette nouvelle s'appela donc en premier lieu Chronique de Guerre - Europæ.

C'est avec cette nouvelle qu'apparaît le fameux Æ. Quelques années plus tard, j'écrivis une autre nouvelle se déroulant en 2006 et explorant le tumulte du Millenium Crash, le point d'uchronie de l'univers. C'est pourquoi elle s'intitula d'abord Uchroniæ. Pourtant, assez rapidement, j'ai abandonné cette mauvaise idée en préférant lui donner le titre Europæ, qui collait tellement mieux avec la naissance de l'Europe alternative. C'est également à ce moment-là que le nom de Pax Europæ s'est imposé comme nom pour l'ensemble de l'univers, romans comme nouvelles.

Mais alors comment renommer ma nouvelle de 2005, désormais anonyme ? Pour illustrer le thème central du récit et utiliser une formule répétée à travers le texte, j'ai choisi La Cause Européenne. Elle a très longtemps gardé ce titre, jusqu'à ce que vienne le temps d'envisager sa publication. Après consultation auprès de ma dream team habituelle, il a été convenu que ce titre était trop "clinique" et chiant (c'est d'ailleurs pour la même raison que Les Lois de Sûreté sont devenues Merci de votre collaboration). Afin de garder une formule présente dans le texte qui reflète également (bien que de manière moins évidente) un thème important de la nouvelle - et de l'univers de Pax - je me suis décidé pour :

Si tu veux la paix...

(Néanmoins, le thème de la cause européenne, comment la définir, faut-il y croire, pourquoi la défendre, est toujours bien présent dans le texte et les citations d'introduction)

Paradoxalement, la première véritable publication de Pax Europæ (si l'on exclut les déboires de mon expérience avec le prestataire de service Manuscrit) ne fut pas le premier roman de la série, mais l'une de ces nouvelles annexes, écrite là aussi pour un sujet donné que j'ai exploré à ma sauce dans mon univers plutôt que d'en créer pour l'occasion. Cette nouvelle c'est l'Espoir meurt le dernier.

Si tu veux la paix... : un jalon personnel


Avec trois romans sortis, j'ai songé à publier une nouvelle qui permettrait d'intriguer de nouveaux lecteurs, un texte court, synthétisant l'univers, une vitrine en somme. Au départ, je souhaitais utiliser Les Etoiles et la Rose des Vents. Une nouvelle courte, des personnages inédits, un condensé du tome 1 niveau ambiance et action. Bref, le point d'entrée idéal pour de nouveaux lecteurs curieux. Seulement voilà, je ne suis plus satisfait de cette nouvelle, mais vraiment plus du tout. Il me faudrait la réécrire complètement et je me dis à quoi bon. Quand j'ai accepté avec tristesse que cette nouvelle qui avait eu tant d'importance dans l'évolution de mes projets d'écriture n'était pas assez bonne pour être donnée à lire, j'ai relu avec appréhension La Cause Européenne, m'attendant au même effet. Mais non. Il y avait du pain sur la planche pour le mettre à niveau du reste, c'était évident, mais il y avait ce que je voulais, thématiquement et émotionnellement. Ça, c'était du bon Pax. Du vieux Pax, indéniablement, moins réécrit au cours des années que ne l'ont été les romans, et donc plus brut de décoffrage. Le style est probablement un peu plus proche de mes débuts que de mes productions récentes, par moments, mais c'est parce qu'il s'agit d'un jalon. L'univers a 17 ans cette année, je peux essayer de l'harmoniser autant que je voudrais, je ne pourrais jamais faire passer ces 1000+ pages pour une œuvre écrite en quelques années seulement. Je le sais, je l'ai accepté. Mais contrairement aux Étoiles et à la Rose des Vents, ici je sens que je peux le faire lire à de nouveaux venus et leur dire avec satisfaction et sans rougir : voilà, ça c'est mon univers. Ça c'est Pax Europæ.

Comme je l'ai dit plus haut, avant même de sortir le tome 1 de la série, j'avais déjà révélé l'univers "officiellement" en publiant une nouvelle conséquente avec L'Espoir meurt le dernier, chez Mots et Légendes. Le sujet de l'Appel à Texte, "Un combat sans espoir", m'avait inspiré un récit d'ambiance, avec des thématiques autour de ce vacillement entre espoir et désespoir, et comment, au cours d'une bataille, on peut passer de l'espoir de vaincre à l'espoir de simplement survivre. Malgré ma propre satisfaction vis-à-vis d'elle, c'est à ce jour ma publication avec le plus de retours mitigés de la part des lecteurs, certaines critiques soulignant qu'on ne voyait pas où je voulais en venir et que ce n'était que de l’hémoglobine +++ pour amateurs de jeux vidéos. Je ne dis pas que ça ne peut pas venir de mon travail, qu'ils n'ont rien saisi parce qu'ils sont bêtes et que je suis un génie incompris. Mais je pense que sortie de son contexte d'AT "Un combat sans espoir", cette nouvelle peut perdre de son sens. Avec Si tu veux la paix... je ne pense pas qu'on puisse se méprendre sur "où je veux en venir" ou sur la gratuité (ou non) des scènes de combats et de violence. Pour de nouveaux lecteurs, il s'agit d'une présentation plus claire et directe de ce qu'ils peuvent attendre des romans. Et pour les lecteurs des romans, c'est une continuation thématique que je souhaite tout aussi intéressante.

Karoline Juzanx à la couverture !
De toutes mes nouvelles courtes (c'est à dire de celles qui ne se sont pas transformées en romans entre temps... ahem *tousse* Honneur et Patrie *tousse* Europæ), celle-ci a toujours été ma préférée, et je suis ravi de pouvoir enfin la partager avec mon humble lectorat.

En plus Karoline Juzanx a bien voulu une nouvelle fois s'occuper de la couverture, donc le plaisir est double !

Pour conclure, l'inévitable moment promo :

2033, quelque part en Europe.

Swen fait face à la guerre. Jeune soldat engagé contre les forces russes, il lutte pour survivre dans les décombres d'une ville en ruine. Pourtant, le danger est partout.
Le hasard le conduit sur le chemin de Joffrey, le médic d’un célèbre bataillon de propagande.
Réunis un bref instant devant le canon de l’ennemi, dans le sang du champ de bataille, les deux hommes doivent pourtant rapidement retrouver leur place dans le rang. Mais ce rendez-vous manqué avec la mort ne les aura pas laissés indemnes. Déjà s’insinue en chacun d’eux le doute sur leurs convictions et leur détermination :

Pourquoi se battre sous les couleurs des États-Unis d’Europe ?

La nouvelle est disponible en numérique sur les plateformes habituelles, notamment :



Les partenaires devraient également proposer la nouvelle prochainement (Apple, Fnac, etc.)

Toutefois, si vous êtes plutôt friands de lecture papier, restez en alerte, une surprise arrive bientôt. Très bientôt.

mardi 14 août 2018

"C'est Possible" : une nouvelle sur Wattpad


Après la diffusion sur Wattpad de ma courte nouvelle "Merci de votre collaboration", j'ai fini de publier une autre courte nouvelle intitulée "C'est possible". Vous pouvez la lire ici. Le pitch :


Une nouvelle technologie européenne vient d'être révélée au public, mais quelles sont ses origines réelles et comment va-t-elle changer la vie des citoyens des États Unis d'Europe ?



"Merci de votre collaboration" était déjà un exercice de style pour moi puisqu'il s'agit d'un récit à la première personne, et que ce n'est pas mon procédé narratif habituel pour Pax Europæ (et soyons honnêtes, Pax représente la très vaste majorité de mes écrits, qui sont à la troisième personne). Néanmoins on restait dans un style assez proche de la série de romans. 

"C'est Possible" m'a demandé un effort encore plus grand, puisqu'il m'a fallu essayer de raconter un récit à travers quatre témoignages aux angles d'approche différents. J'avais écrit cette nouvelle pour un appel à texte sur le thème "révolution", et j'ai décidé de parler des implications d'une technologie révolutionnaire - le Kalanium -, en partant des intentions et de son potentiel (révolutionnaire, justement), avant de finir sur son détournement. Et de poser la question : révolutionnaire, oui, mais pour qui ?

La nouvelle n'a pas été acceptée, le comité n'ayant pas trouvé dans le texte un véritable récit ou une histoire dans le sens traditionnel du terme. Mon intention de raconter une histoire via des témoignages apportant chacun une pièce du puzzle n'a pas convaincu. En revanche, il a plu au comité de Other Worlds' Science, un webzine qui voulait parler des sciences de l'imaginaire. Ce webzine n'existant malheureusement plus, j'ai décidé de repasser un coup de réécriture/corrections sur cette nouvelle et de la republier sur Wattpad.

Pour l'anecdote, c'est le fantastique "World War Z" de Max Brooks qui m'a donné envie d'écrire une nouvelle puzzle avec plusieurs témoignages. Bien sûr, mon texte est à une échelle largement plus intimiste que celle de WWZ, mais je voulais tester cette approche narrative et je dois dire que c'est assez fun. De là à écrire un roman entier intitulé "World War K" il n'y a qu'un pas que je ne suis pas prêt à sauter !

lundi 23 juillet 2018

Nouvelle sortie : "Lettre à l'Humanité"

En 2011, j'ai écrit pour le webzine Mots & Légendes numéro 7 une nouvelle appelée "Lettre à l'Humanité". Aujourd'hui, cette nouvelle est republiée à l'unité après quelques corrections et modifications additionnelles !

Le pitch :

270 ans après l’Holocauste Atomique, l’un des derniers survivants témoigne. Sa vie est dévouée à la machinerie qui permet à l’Humanité d’endurer le terrible hiver nucléaire qu’elle s’est elle-même imposé. Affairé dans les entrailles mécaniques de l’un des trois Dômes construits en Antarctique, notre témoin contemple l’héritage de cette Humanité en déclin.

Disponible directement chez Mots & Légendes et pas mal de plateformes en ligne, notamment Amazon ou Kobo.

Je précise que cette nouvelle ne fait pas partie du cycle Pax Europæ, elle est totalement indépendante. Et courte. Et gratuite. Alors faites-vous plaisir !


J'avoue avoir une tendresse particulière pour ce texte, puisque durant sa rédaction j'étais déjà dans le processus de laisser la France derrière moi et partir vivre en Finlande. J'ai écrit cette nouvelle dans un appartement transitoire, à une période charnière de ma vie. Je ne suis pas sûr à quel point cela peut se ressentir dans le récit lui-même, mais cela reste une expérience d'écriture à jamais associée pour moi à ce nouveau départ.

Bonne lecture !

vendredi 20 juillet 2018

Pax Europæ est sur Wattpad ! + Nouvelle inédite

On me l'avait beaucoup suggéré, je saute le pas : me voici sur Wattpad, le réseau social de la lecture.

J'y posterai des nouvelles, inédites ou non, ainsi que les premiers chapitre du tome 1 de Pax, "Certitudes". Il y aura probablement quelques petits textes bonus afin de permettre la découverte de l'univers.

J'ai d'ailleurs commencé puisque vous y trouverez "Merci de votre collaboration", une nouvelle inédite ! (à l'heure où j'écris, deux parties sur trois sont en ligne, la troisième arrive demain). Le pitch :

2008. 

 Cela fait déjà deux ans que l'Europe s'est fédérée pour résister au Millenium Crash. Pourtant, la fédération n'a pas tout résolu comme par magie, et pour Pieter Oppenordt, beaucoup reste encore à faire. La question qui se pose à lui est : jusqu'où est-il prêt à laisser aller l'Europe pour enfin retrouver la paix ?



J'ai également mis un lien permanent dans le menu de droite.

C'est tout ce que j'avais à dire, Florent Lenhardt, terminé.