Tout au long de l'écriture de de Pax Europæ, plusieurs ouvrages ont influencé mon approche de l'univers, tant sur le plan technique que stylistique. Voici une liste non-exhaustive de ces inspirations que je recommande à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur les thématiques de cet univers.
Recherches
"Le fédéralisme en Europe", de Maurice Croisat, éditions Montchrestien (collection Clefs Politique). Une référence claire et concise sur le fédéralisme remis dans un contexte européen.
Dans "L'Europe à l'époque moderne, XVIe-XVIIIe siècle" de Jean-Pierre Bois, chez Armand Colin (collection U), je recommande la Partie III "Utopies : Les utopies européennes, entre philosophie et politique" et en particulier le chapitre 8 "La voie politique : Les grands projets d'union européenne des XVIIe et XVIIIe siècles". Une lecture passionnante sur les visions d'un continent uni dans l'Europe des Lumières, bien avant la montée des nationalismes.
"Federalism and European Union : The Building of Europe, 1950-2000" de Michael Burges, éditions Routledge. Une bonne rétrospective de la construction européenne d'un point de vue fédéraliste, peut-être un peu partisan parfois, mais qui met bien en valeur les différentes figures du fédéralisme européen et leurs combats (avec une préférence notable pour Spinelli face à Monnet). Je conseille aussi, du même auteur, un de ses ouvrages précédents au même éditeur "Federalism and European Union : Political Ideas, Influences and Strategies in the European Community, 1972-1987", qui n'est peut-être plus toujours à jour dans les perspectives d'évolution, évidemment, mais offre un excellent complément pour ce qui est des réflexions sur les stratégies fédéralistes, et les raisons de leurs échecs (parfois relatifs).
"Democracy and Federalism in the European Union and the United States, exploring post-national governance", édité par Sergio Fabbrini chez Routledge également (sur l'amazon US la version papier est aisément disponible). Très intéressant dans son approche comparative qui démontre clairement l'existence d'une spécifité européenne, avec des perspectives d'avenir plus originales encore. De plus, l'analyse du fonctionnement de système politiques post-nationaux est passionnante, loin des querelles de clochers et des fanfares nationales qui tronquent généralement ces analyses (notamment chez certains auteurs britanniques comme Richard McAllister dont le très bon "European Union : An historical and political survey" toujours chez Routledge, souffre d'un franc esprit partisan dès que le fédéralisme entre en jeu).
"Le froid et les ténèbres" de Paul Ehrlich et Carl Sagan, chez Belfond. Difficile de trouver de bons ouvrages récents sur les conséquences d'une guerre nucléaire, a fortiori les conséquences biologiques et climatiques ( lorsque les guides des mouvements survivalistes abondent, comme "Life after Doomsday" etc.). Le froid et les ténèbres est un compte-rendu d'une conférence qui eut lieu en 1983, réunissant savants de l'Est et de l'Ouest, cherchant à déterminer les conséquences d'une guerre nucléaire sur l'environnement et le climat. Une lecture passionnante et instructive qui me sert de référence pour les tomes 7 et 8.
"Nuclear Strategy in the twenty-first century" de Stephen J. Cimbala, éditions Preager, est très intéressant également pour ce qui est de l'évolution des tactiques nucléaires et de ses utilisations possibles dans nos contextes modernes et nos champs de batailles actuels. Cela dit, c'est un anglais très technique et parfois rhébarbatif, il faut bien l'avouer. Il est également plus difficile à se procurer que d'autres ouvrages référencés précédement.
Fictions
"Le meilleur des mondes" de Aldous Huxley, et plus encore "Retour au meilleur des mondes", qui n'est pas une suite de son roman mais une analyse, avec du recul, de son oeuvre, remise en perspective avec un autre classique "1984" de George Orwell. Cette analyse est tout simplement brillante et visionnaire, terriblement juste, et mérite une lecture attentive. Ces ouvrages ont plus été une inspiration ( tardive, d'ailleurs) pour le traitement des thématiques sociales et politiques, plutôt que purement littéraire. De même, "Nous autres" d'Eugène Zamiatine, forte et très claire inspiration d'Orwell et Huxley, et "Fahrenheit 451" de Ray Bradbury, sont des classiques qui ont clairement marqué mes diverses relectures et réécritures.
"Fatherland" de Robert Harris, le roman qui m'a plongé dans l'uchronie et reste une référence sûre quant à la construction d'une alternative historique crédible ainsi qu'une ambiance réaliste et sombre. "Sa majesté des mouches" de William Golding est un bel exemple d'évolution des personnages et d'analyse du comportement humain retournant à la bestialité. Dans ce domaine, "L'île du Docteur Moreau" de H. G. Wells m'a profondément marqué par sa conclusion pessimiste sur l'être humain et son questionnement sur ce qui fait, en réalité, notre humanité.
"La Trilogie de Thrawn" aka Croisade Noire du Jedi Fou, de Timothy Zahn, ma trilogie favorite dans l'univers étendu de Star Wars, une influence majeure sur tous les plans, notamment la construction des intrigues, les multiples points de vue, et l'abus de l'effet "tout le monde se rencontre au même endroit au même moment". J'assume.
"Battlestar Galactica", le remake post 11 septembre de la série de space-op. C'est sombre, très intelligent, rondement mené, une ambiance formidable et des questions pertinentes. Une référence majeure également, notamment visuelle. Le spin-of "Caprica" est inclus dans ces éloges, même si cette série/saison n'influence pas directement Pax Europæ comme BSG le fait.
"La Chute du Faucon Noir" de Ridley Scott et "Les Fils de l'Homme" d'Alfonso Cuaron sont deux influences visuelles indétournables qui ont imprégné mes descriptions et mes ambiances. "Les Fils de l'Homme" mérite une attention toute particulière, un film beau, rude et intelligent comme je les aime.